Portrait Max Vince

15 janvier 2008
Mis à jour : 9 mars 2019
6 minutes de lecture

Max est un p’tit jeune qui monte (bon il a déjà la vingtaine bien tassée) et c’est certainement l’un des freestylers les plus doués de sa vallée, la Maurienne.
Le rider emblématique de Val Cenis se prête au jeu des questions-réponses qui vous en fera savoir plus sur le bonhomme.

RidePark : Salut Max !
Mais qui es-tu ?

Max : Un homme de 23 ans.

Ok, on est mal parti, là… Allez on insiste un peu…
Bon, cites-moi quelques faits marquants de ta jeune carrière, pour qu’on situe un peu la bête !

Le road gap du galibier 2005 c’est un bon souvenir. Il y avait un énorme jump au dessus de la route du col avec 10 mètres de gaz dessous, j’ai fait misty 7 et du coup j’ai gagné le contest.
Sinon en 2006, je suis allé en Nouvelle Zélande, c’était vraiment parfait pour rider. On avait un park énorme, j’ai pu progressé rapidement et j’ai même participer au slopestyle du NZ Open entre Jossie Wells, Enrik Harlaud ou encore Simon Dumont, j’ai terminé 14ème, ça fait plaisir.

Plus proche, je suis parti à Folge Fonna en Norvège. Y avait un contest du summer camp, et j’ai fini 5ème, sur le podium il y avait Jon Olsson et Windstet.

Et niveau paru, dans Skieur, en 2005, la photo avec la légende : « un inconnu paie son rodéo », c’était moi !
Je suis également sur les pubs décathlon un peu freestyle (parce que j’ai ridé pour Quechua pendant 2 ans). Toutes les brochures touristiques de Haute Maurienne et dans Alpes Magazine l’année prochaine.

Où rides-tu ?

Val Cenis, pays des vaches et des brebis et Val Thorens accessoirement.

Pourquoi ?

Val Cenis, parce que c’est ma station, c’est de là que je viens, et Val Thorens parce que c’est le vrai snowpark le plus proche (et y a aussi mon meilleur pote qui est de la bas).
Et quelques virés en Italie aussi, du coté de Bardonnechia.

Comment es-tu arrivé dans le monde du freestyle ?

J’ai fait du piquet comme tout le monde pour devenir moniteur. Et puis après, je me suis mis au freestyle, à l’âge de 18 ans. Mais bon, le freestyle en Haute Maurienne, c’est pas facile, y avait pas beaucoup de freestylers, je passais pour un fou quand je faisais un 360. Je me sentais comme un pionnier quoi ! J’étais le gars qui sortait du rang, habillé en large, on me regardait bizarrement ! Mais maintenant, ça va !

Où t’entraînes-tu en général ?

Pendant les soirées de démo Psykocat en Haute Maurienne et sinon à Val Thorens pendant l’hiver quand j’ai le temps, parce que je suis moniteur tout de même !
Sinon, je vais m’entraîner sur les glaciers au printemps et en automne. Et quand c’est possible en Nouvelle Zélande ou Norvège en été.

La Haute Maurienne n’est pas réputée pour être à la pointe du freestyle (et c’est peu dire !), qu’en penses-tu ?

Ca fait 5 ans qu’on se bat pour faire avancer les mentalités, mais c’est difficile, on est à la traine de quelques années sur les autres stations françaises mais on va essayer de rattraper le retard.
Un petit bout de park devrait voir le jour d’ici fin janvier à Val Cenis avec des nouveaux rails, et dès qu’on a un bon shaper on fera de la table.
Malheureusement pour l’instant il n’y a personne pour shaper, on a pas de machine adaptée, d’ailleurs la station de Val Cenis cherche un shaper, à bon entendeur !

A ton avis, pourquoi la station traine le pied ?

Val Cenis est une station qui appartient aux communes, c’est pour ça qu’on est à la bourre. En fait, les communes ne veulent pas prendre de responsabilités par rapport à un park, et puis on est un peu loin de tout ici, on a toujours eu 10 ans de retard alors on s’adapte.

La Haute Maurienne est tout de même un gros vivier de freestylers, comment cela s’explique-t-il ?

D’abord la Haute Maurienne est un pur spot de back country avec des tas de possibilités pour rider en hors pistes, faire des kicks et puis aussi grâce à la création du Psykocat Crew. En 2002, on était 3, aujourd’hui on est 40…
Pour les petits c’est une alternative intéressante par rapport au club alpin où ils ne mangent que du piquet. La volonté et l’envie sont là mais on manque de moyens pour faire bouger les kids sur les événements et les contests.

Le Psykocat Crew ?

Ouais, c’est une association créée en 2002 par une bande de potes, aujourd’hui on compte 40 adhérents, on organise des démos de freestyle sur le front de neige de Val Cenis et partout en Haute Maurienne et également un contest par saison.
C’est une petite assoc’ sans prise de tête, avec un nouveau président exceptionnel et des riders sympas.

Bon et toi dans tout ça ! Des projets pour cette saison ?

Comme toujours, j’ai simplement envie de me faire plaisir et surtout éviter de me faire mal au genou !
J’aimerai bien participer au boss of the box pour gagner le premier prix du contest : un voyage en Nouvelle Zélande.
Enfin, niveau tricks, le switch 1000 en reverse tail, et le sw 7 octograb comme toi ! haha !

De quel rider «connu» te sens-tu le plus proche ?

Yoann, Momo et tous les cons des Psykocats. Parce qu’on est dans le même délire : se faire plaiz et pas se prendre la tête. Ok, ils sont pas vraiment connus mais peut-être un jour… Je crois que Yoann veut commencer une carrière dans les films X. Alors…
Plus serieusement Corey Vanular pour l’engagement et le style.

Que penses-tu du niveau actuel de ride ?

C’est méchant.

Vers quoi aimerais-tu voir évoluer le ski ?

J’aimerai déjà le voir évoluer dans ma vallée et d’une façon générale, toujours plus de grosses vidéos qui envoient, en park ou back country, j’aime les deux.

Quelle est pour toi une journée de ride parfaite ?

Je me trouve au sommet d’une montagne, avec plein de kickers en bc, ensuite je descends un peu et je trouve un grosse ligne de rails et en bas de la station, 4 grosses tables shapées au laser et le bistrot en bas de la dernière. Entre camarades.
La voilà ma journée parfaite.

En dehors du ski, c’est quoi tes hobbies ?

La pêche. La pêche au leurre, la pêche à la cuillère et j’aimerai bien apprendre à la mouche. Sinon le dirt surf, c’est une planche de snow avec des roues de bmx à chaque extrémité. Le foot, le golf et les spice girls.

Un message à faire passer ?

Venez en Haute Maurienne ! Venez au contest l’année prochaine ! L’accueil est chaleureux, on a du blanc, du rouge et du saucisson.

Des remerciements ?

Adidas eyeswear, Atomic, Alpine Pro, les stations de Haute Maurienne, le Psykocat Crew, et un petit coucou à ma famille et à ma chérie.

Merci Max.

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