Comment filmer du ski avec un drone

Avec la démocratisation des drones, il est aujourd’hui possible d’obtenir d’excellentes images aériennes de nos sessions de ski. Les prix deviennent abordables, les fonctions de drones sont de plus en plus poussées et abouties, mais il reste encore quelques barrières légales ou techniques qu’il est préférable de connaître avant de se lancer dans l’aventure.

Depuis quelques saisons les images captées depuis un drone sont de plus en plus nombreuses dans les vidéos, édits, segments des skieurs ou snowboardeurs. Il faut dire que ce nouvel angle de vue propose des scènes aériennes impressionnantes et esthétiques.

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Comment réaliser un vidéo avec un drone ?

La plupart des plans filmés avec des drones nécessite 3 personnes :

  • Un pilote de drone, pour diriger dans l’espace le drone, suivre le sujet à filmer ou s’éloigner du sujet.
  • Un cadreur/preneur d’image qui est responsable du cadrage de la vidéo puisque sur la plupart des drones la caméra embarquée est capable de pivoter de gauche à droite et de bas en haut.
  • Enfin, il faut le sujet, le skieur !

Certains très bons pilotes peuvent réaliser des images de bonne facture en étant à la fois pilote et cadreur. Cela demande une certaine coordination entre le mouvement du drone et celui de la caméra. Tout dépend de la difficulté des plans à réaliser.

Toute une équipe !

 

Le cas des drones autonomes

Après environ deux années de conception, les premiers drones autonomes arrivent sur le marché. Ils sont capables de suivre (ou «tracker» dans le jargon) le sujet de façon automatique. C’est à dire sans pilote ni cadreur.

Un skieur seul peut donc désormais réaliser des images sans aucune aide extérieure.

Comment ces drones autonomes fonctionnent ?

Il faut que le drone soit doté d’un GPS et d’autres capteurs comme un baromètre (utiliser pour connaitre l’altitude). En plus de cela, le sujet qui doit être filmé (un skieur dans notre exemple) doit être muni d’un trackeur, qui peut être un bracelet (comme le propose Lily ou Airdog) ou un téléphone portable (comme Hexo+) afin que le drone suive le sujet. Le drone communiquera avec le trackeur par wifi ou bluetooth.

 

Les algorythmes de trajectoire qui forment l’intelligence du drone permettent un suivi optimal et automatisé, le cadrage se fait aussi automatiquement. Le skieur une fois lancé n’a plus à se soucier du drone.

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Une liberté de créativité qui a des limites

Les drones ont encore des limites dont il faut avoir conscience.

  • D’abord le budget qui n’est pas négligeable, comptez de 500 euros à 2000 euros (une fourchette volontairement large).
  • Pour les drones à pilotage manuel, il faut donc idéalement être trois, ce qui, pour des non-professionnels demande une certaine logistique.
  • Les drones et autres engins radiocommandés ont une autonomie limitée qui va de quelques minutes à 30 minutes maximum. Il est certes possible de changer les batteries mais il faut être prévoyant.
  • Le froid est l’ennemi de l’électronique. En montagne l’autonomie du drone, de la caméra ou du téléphone sont donc plus courtes qu’en plaine.
  • Pour les drones autonomes, aucun modèle n’est à cette heure muni d’un dispositif d’évitement d’obstacle. Les prises de vues dans des terrains très accidentés avec des obstacles comme des arbres, des habitations est donc à proscrire.
  • Enfin la réglementation est stricte, il n’est pas possible de faire voler un drone sur les pistes de ski des stations françaises. Il en est de même sur les terrains privés ou encore les zones qui mettrait à mal la vie privée des gens. Les interdictions et réglementations sont plus large que ces quelques cas.

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Au final, tout drone même autonome demande un temps de prise en main qui peut varier de quelques heures à quelques jours. Le temps de bien connaitre le drone et ses capacités.

 

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