10 conseils pour débuter en randonnée

10 conseils pour débuter en randonnée

mis à jour le 29 août 2023
Alexis - auteur sur ridepark
Rédigé par Alexis Blondin
Je suis originaire des Alpes, passionné de montagne, de nature et skieur dès l'âge de cinq ans. J'ai participé à la Coupe de France de ski et j'ai collaboré avec des marques comme Völkl et Columbia. Mon expertise s'étend de l'enseignement du ski à l'évaluation de matériel. En savoir plus
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On ne sait parfois pas par où commencer lorsqu’on débute en randonnée. Et on peut s’en faire toute une montagne, mais il suffit de se lancer en suivant quelques conseils de bases pour prendre confiance et se faire plaisir rapidement.

Alexis - auteur sur ridepark
Pour bien débuter en randonnée, choisissez un itinéraire accessible à votre niveau et portez des chaussures de qualité ainsi que des vêtements adaptés. Adoptez le système de couches pour vous habiller et utilisez un sac ergonomique bien équipé avec suffisamment d’eau. Maîtrisez la navigation à l’aide de cartes IGN et un GPS, et adoptez un rythme de marche confortable pour éviter une fatigue prématurée. Pensez à vous échauffer et faire des étirements avant de partir. Randonnez de préférence en groupe pour plus de sécurité, et informez vos proches de votre itinéraire. Enfin, respectez l’environnement et les autres randonneurs en étant discret, en ramassant vos déchets et en laissant les animaux et les plantes tranquilles.

Voir Sommaire

  • 1. Choisir un itinéraire adapté
  • 2. Porter des chaussures de qualité et des vêtements adaptés
  • 3. S'habiller en couches
  • 4. Utiliser un sac à dos ergonomique, bien équipé et avec assez d'eau
  • 5. Maîtriser la navigation avec cartes et GPS
  • 6. Adopter un rythme de marche confortable.
  • 7. Effectuer un échauffement et des étirements
  • 8. Randonner en groupe ou avec des amis
  • 9. Informer ses proches de l'itinéraire
  • 10. Respecter l'environnement et les autres randonneurs

1. Choisir un itinéraire adapté

Il est important de choisir un itinéraire qui soit suffisamment facile et prévisible pour débuter en randonnée, c’est-à-dire un parcours dont on se sent capable, réalisable dans un temps prévisible et dans des conditions confortables pour votre niveau. On évitera donc de s’attaquer directement à de gros dénivelés, à des terrains accidentés comme des éboulis, des terrains très rocailleux, des terrains glissants ou enneigés.

Si l’itinéraire est bien balisé, c’est définitivement un gros avantage, car en plus de ne pas vous perdre, vous allez apprendre à suivre et reconnaître le balisage des sentiers et randonnées pédestres.

Un sentier bien marqué et bien balisé limite le risque de se perdre.

2. Porter des chaussures de qualité et des vêtements adaptés

Avoir un matériel adapté à la pratique de la randonnée et des chaussures de rando de qualité est indispensable, même lorsque vous débutez. Une randonnée n’est pas juste une simple promenade sur un terrain plat, ce n’est pas comme une promenade en ville.

En randonnée, il peut y avoir de nombreux facteurs extérieurs, des obstacles, des événements imprévus qui transforment la randonnée en une réelle aventure !

Franchir un ruisseau, éviter des flaques de boue gigantesques, passer sur un pont glissant, enjamber les racines des grands arbres, ne pas trébucher sur les rochers et les cailloux glissants… Ne pas se faire surprendre par la pluie, l’orage, les grosses chaleurs.

Bref, vous avez compris, en randonnée et donc en pleine nature, il y a de nombreux facteurs qu’on ne contrôle pas et c’est pour cela que s’équiper correctement est indispensable.

Choisir des chaussures de randonnée adaptées à votre niveau et au type de terrain est fortement recommandé.

Chaussures de randonnée qui ont bien servi, mais qui ont encore une longue vie devant elles ! Photo unsplash.com

Il en va de même pour les vêtements.

Je vois souvent des randonneurs débutants avec des jeans et un petit t-shirt, cela peut fonctionner pour une randonnée de quelques dizaines de minutes, à condition que la météo ne change pas brutalement et qu’il ne fasse ni trop chaud ni trop froid. Ça fait déjà beaucoup de conditions, même pour une petite randonnée.

Voilà ce qui est recommandé pour faire face à la plupart des imprévus en rando :

  • Un bon pantalon de randonnée souple et résistant,
  • Une veste coupe-vent,
  • Une polaire ou un pull chaud,
  • Un t-shirt ou un sous-vêtement technique sont la base pour vivre une bonne expérience.
  • Les chaussettes ont aussi leur importance, et si vous ignorez ce point, les ampoules qui vous feront mal le soir venu seront là pour vous le rappeler.

Il y a une règle assez simple pour bien s’habiller : il s’agit de la règle des trois couches.

3. S’habiller en couches

S’habiller en couches signifie superposer deux ou trois couches de vêtements. L’intérêt de ce principe est de pouvoir ajouter ou enlever des couches en fonction de la météo et de l’effort physique, afin de s’adapter au mieux à vos besoins et à votre confort.

La règle des trois couches est une règle communément utilisée par de nombreux randonneurs. Il s’agit d’avoir :

  • Une couche proche du corps respirante, comme un t-shirt ou un sous-vêtement technique, qui laisse évacuer la transpiration sans concentrer l’humidité.
  • La seconde couche est une couche thermique qui conserve la chaleur, comme une polaire ou un pull chaud.
  • Enfin, la dernière couche est la couche extérieure. Elle vous protège des intempéries et des agressions extérieures. Il s’agit généralement d’un coupe-vent ou d’une veste imperméable.

Ce système de couches offre une grande flexibilité et permet d’ajouter ou d’enlever des couches en fonction du besoin. Si vous n’avez pas besoin d’un coupe-vent ou de votre veste imperméable, vous pouvez juste la glisser dans votre sac à dos.

4. Utiliser un sac à dos ergonomique, bien équipé et avec assez d’eau

Le sac à dos

Avoir un sac adapté à la randonnée est un plus indéniable, même pour les débutants. Votre sac doit être confortable à porter et, si possible, avoir un panneau dorsal qui laisse passer l’air dans le dos afin de ne pas accumuler la transpiration et l’humidité.

Les bretelles doivent aussi être ajustables et confortables. Avoir des sangles que l’on peut fixer au niveau de la taille ou de la poitrine permet de garder le sac en position, rendant la randonnée tout de suite plus confortable, même s’il s’agit d’une randonnée de quelques heures.

Dans votre sac, il faudra y mettre des éléments importants comme une trousse de secours, de l’eau et de la nourriture énergétique.

L’eau

L’eau est un point crucial en randonnée.

Être mal hydraté peut rapidement devenir problématique, surtout en terrain très exposé au soleil ou dans des zones où il n’y a pas de rivière, pas de ruisseau et aucun point d’eau potable. Dans votre sac, il est généralement utile de glisser une couverture de survie, car c’est très léger et cela vous permet de vous protéger du froid si vous êtes immobilisé ou en situation de détresse.

Ces quelques points sont généraux et ne couvrent pas tout ce que vous devriez emmener dans votre sac, mais c’est un bon début.

5. Maîtriser la navigation avec cartes et GPS

Même si la randonnée que vous allez emprunter est balisée, il est vivement recommandé de s’équiper d’une carte IGN et éventuellement d’un GPS. Évidemment, le gros avantage d’une carte IGN, c’est qu’elle n’a pas besoin de batterie et qu’elle fonctionnera en toutes circonstances ! Le GPS, quant à lui, a l’avantage de vous montrer en temps réel où vous vous situez.

Avant de partir, il est important de savoir lire une carte et de se repérer avec aisance, qu’il y ait du relief ou non autour de vous. Cela demande un peu de pratique, mais pourrait devenir extrêmement utile si vous êtes confus ou perdu en chemin.

Le GPS est un allié, mais ne devrait pas être votre unique outil de localisation. Prévoyez de la batterie, une petite batterie externe légère est une bonne solution de secours.

Randonneur sur une arrête rocheuse.

6. Adopter un rythme de marche confortable.

Quand on est débutant, il peut être difficile de savoir à quelle vitesse on doit marcher. Cela peut prendre quelques minutes avant de trouver son rythme. Pour autant, il n’est pas nécessaire d’être en surrégime dès le début, sinon vous allez rapidement vous épuiser et ne plus avoir de force après une heure de marche.

Il est plus judicieux de monter en régime petit à petit. Faites des pauses, contemplez le paysage, tout va bien se passer !

Si vous êtes en groupe, vous serez tenté de suivre les autres randonneurs. Tout le monde n’a pas nécessairement le même niveau, focalisez-vous plutôt sur vous et votre corps. Si d’autres sont plus rapides ou plus lents, il peut être intéressant de faire des pauses à intervalles réguliers.

Marcher trop vite peut aussi provoquer des ampoules sur vos pieds et donc une fatigue précoce qui aurait pu être évitée.

7. Effectuer un échauffement et des étirements

Même si la marche en elle-même est un échauffement naturel, avant votre randonnée, vous pouvez faire quelques exercices d’échauffement de vos articulations : les bras, les jambes, les chevilles, les genoux, les hanches, le cou. Bref, échauffer le corps avant de se lancer ne peut être que bénéfique.

Commencez par marcher doucement, puis vous pouvez accélérer la cadence lentement jusqu’à atteindre un rythme de croisière au bout de 10 à 20 minutes.
Lors de vos premiers pas, observez le terrain, s’il y a beaucoup de terre, de cailloux instables, s’il y a des ruisseaux, des zones glissantes, des racines ou même des névés.

Pour moi, l’observation du terrain, de l’environnement et de la météo fait partie de l’échauffement et contribue à une randonnée bien préparée qui se passera bien !

8. Randonner en groupe ou avec des amis

Quand on débute, il est recommandé de partir en groupe. Même si marcher seul n’est pas dangereux en soi, si vous vous retrouvez dans une situation inattendue dans laquelle vous avez peu d’expérience, il vaut mieux être à plusieurs pour prendre une décision et partir avec des gens de confiance qui ont un minimum d’expérience en randonnée.

Évidemment, l’effet de groupe est parfois néfaste en randonnée. Certaines personnes aiment marcher très lentement, d’autres très vite, il y en a qui aiment beaucoup parler, d’autres qui sont là pour contempler la nature au calme. Ce n’est pas toujours facile de trouver sa place dans un groupe, mais il y a de gros avantages en termes de sécurité.

Se retrouver seul en montagne avec une cheville foulée peut tourner au drame, alors qu’en groupe, le risque sera mieux appréhendé, et vos partenaires de randonnée seront là pour vous aider et même éventuellement vous porter ou vous assister en cas d’urgence.

Groupe de randonneurs sur un sentier. Photo unsplash.com

9. Informer ses proches de l’itinéraire

Même si vous partez en groupe, il est bon de prévenir vos proches avant de partir en randonnée. Donnez des indications sur votre randonnée aussi précises que possible :

  • lieu de départ,
  • lieu d’arrivée,
  • les horaires estimés.

Vous pouvez donner un horaire estimé de retour optimiste et un horaire de retour maximal. Au-delà de cet horaire de retour maximum, vos proches pourront prendre des mesures s’ils n’ont pas de nouvelles de vous.

10. Respecter l’environnement et les autres randonneurs

Enfin, lorsqu’on part en randonnée, on y va pour profiter d’un environnement, autant respecter certaines règles de base. Ne pas laisser de détritus, prévoir un petit sac plastique pour y placer ses déchets et les ramener avec soi. Ne pas déranger la faune et la flore, garder une certaine distance avec les animaux même s’ils n’ont pas l’air farouches, ne pas ramasser toutes les fleurs et tous les fruits que vous pouvez trouver. Il y a de nombreuses zones dans lesquelles il est même interdit de ramasser certains types de fleurs ou de végétaux. À vous de vous renseigner ou de lire les recommandations au début des sentiers de randonnée.

Il est aussi recommandé de ne pas être trop bruyant par respect pour les autres randonneurs et les autres utilisateurs de l’espace, mais aussi pour se donner une chance de voir des animaux.

En général, se promener avec son chien est possible à condition de le garder en laisse. Bon nombre de randonneurs se promènent avec leur chien et se dispensent rapidement de la laisse. Malheureusement, cela peut être très nuisible pour bon nombre d’espèces qui sont fortement perturbées par ces animaux vagabonds. S’il y a une quinzaine ou une vingtaine de chiens par jour, vous pouvez imaginer que la faune se sente dérangée et même menacée par la présence d’un animal intrus toutes les 30 minutes.

Enfin, respectez les autres randonneurs, donnez-leur la priorité dans des terrains délicats en montée ou en descente. En général, en observant le terrain et la difficulté des randonneurs rencontrés, on peut se ranger sur le côté pour les laisser passer à condition que la sécurité de tous soit assurée.

Petit plus, les gens en montagne se saluent souvent, donc un petit « Bonjour » est toujours le bienvenu !

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