Test et avis salopette de ski Dozer Montec
| Avis ridepark | |
| Isolation | |
| Fonctionnalités | |
| Respirabilité | respirant - très respirant |
| Imperméabilité | très bonne - pour les pros |
| Année | 2026 |
| Prix | 250 € |
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En savoir plus
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montecwear.com |
On parle bien ici d’une salopette de ski (ou snowboard d’ailleurs). Malgré le côté potentiellement ringard de la salopette de ski, elle présente bien des avantages par rapport au pantalon de ski. Cette salopette donc, est venue tout droit de Suède et de la marque Montec. Montec qui est gérée par Ridestore, qui possède également Dope Snow, une marque un peu plus connue que Montec, mais à la qualité et à la philosophie grandement équivalentes.
Ici, je teste et je donne mon avis tranché sur la salopette de ski appelée « Dozer » de chez Montac, destinée aux skieurs sur piste et hors-piste qui veulent conserver performance, confort avec style et esthétique.
Conditions du test
Salopette testée dans le froid des Rocheuses canadiennes de -23 degrés à -3 degrés. Conditions hivernales plutôt sèches avec de la neige. Pas encore testé sous pluie battante. Test réalisé pendant une dizaine de jours de décembre, sur pistes et en hors-piste, entre les arbres et les branches qui accrochent, sur télésiège au siège bien froid… Bref, un test en conditions réelles !
Confort général
On ne demande pas vraiment à une salopette d’être super technique ou performante comme une veste de ski. De mon point de vue, le confort est le critère numéro 1. Bien sûr, l’imperméabilité et la résistance sont importantes, mais ça semble être la base des critères d’un pantalon de ski.
Elle est légère et sait se faire oublier une fois enfilée. C’est un énorme plus, car on a tendance à penser qu’une salopette est encombrante. Ici, ce n’est pas le cas du tout.
Donc, niveau confort, cette salopette Dozer est excellente, on s’y sent très bien, elle s’enfile facilement. Elle taille bien, pas trop longue, pas trop courte. Le système d’ajustement des bretelles est ultra simple bien qu’encombrant (on y reviendra plus tard). Bref, on se sent bien enveloppé et bien au chaud. Protégé des intempéries.
Imperméabilité
Elle offre une très bonne imperméabilité pour une utilisation toute neige en station. Même sur un temps prolongé, je n’ai pas eu de soucis. Je dois reconnaitre que je ne l’ai pas encore testé sous la pluie. Je ferai un retour sur ce point, s’il y a lieu. Mais il n’y a pas de raison qu’elle soit moins performante qu’une salopette ou des pantalons de ski de moyen/haut de gamme.
La membrane résiste parfaitement à une colonne d’eau de 20 000 mm avant de commencer à laisser passer l’eau. Largement suffisant pour utilisation neige et montagne.
Un point qu’on oublie souvent, et qui est pourtant essentiel, c’est la qualité des coutures. Sur cette salopette de ski, elles sont entièrement étanchéisées, ce qui renforce sa résistance à l’eau et à l’humidité dans (presque) toutes les circonstances.
Bien sûr, ce type de produit, n’utilisant pas de technologie premium comme le Gore-Tex, a un risque de devenir perméable sur le long terme à cause d’usure ou d’abrasion.
Résistance
En termes de résistance, la salopette montre une résistance « haute ». Je ne l’ai encore pas testé sur plusieurs saisons, mais les autres produits Montec que j’ai pu tester vieillissent assez bien. Il faut bien comprendre qu’on se positionne avec les produits Montec (et Dope Snow) entre du moyen de gamme et haut de gamme dans l’ensemble. On peut placer le curseur plus proche du haut de gamme.
Au toucher et à l’utilisation, le tissu extérieur est robuste. En passant à travers quelques branches basses de sapins, ou en frottant sur des blocs de glace asserés, je n’ai eu aucun problème. De même lors de la prise des remontées mécaniques, où parfois les parties métalliques peuvent être légèrement agressives pour le tissu, je n’ai pas eu de problème, pas de déchirure. À confirmer la saison suivante.
Fonctionnalités (fermetures éclair & poches)
J’ai identifié au moins 2 types de fermetures éclair sur cette salopette de ski. Des fermetures étanches et des fermetures standards. En plus de cela, certains curseurs sont plus larges et plus simples à saisir. D’autres sont plus fins et plus petits.
Les fermetures éclair (au niveau des chaussures de ski)
En bas du pantalon de ski, on trouve un zip latéral vertical qui permet d’ajuster la largeur des pantalons au niveau de la chaussure. Probablement intéressant lorsqu’on porte des chaussures particulièrement volumineuses. Mais de mon point de vue et avec mon utilisation type, cette fermeture n’amène rien, en plus elle n’est pas étanche, même si au niveau des chaussures ce n’est absolument pas dramatique.
Les aérations entre les jambes
Probablement utile par températures élevées, les fermetures éclair ne semblent pas étanches, mais sont protégées derrière un rabat qui protège des intempéries. Elles sont en tout cas bien placées pour créer une bonne circulation de l’air. Mais au milieu de l’hiver, vous n’en aurez pas besoin, à moins qu’il fasse 10 degrés en janvier… Ça peut arriver.
La ceinture ventrale ajustable
Une ceinture très simple, qui s’apparente plus à une sangle qu’à une ceinture à proprement parler. J’avoue ne pas en voir l’utilité puisque le principe de la salopette, c’est de pouvoir se passer d’une ceinture justement.
Probablement utile pour porter la salopette près du corps et avoir un bon maintien.
Les bretelles ajustables
Les bretelles sont aussi des angles semi-élastiques qui iront à tous les gabarits. Montec a prévu large, au niveau de l’ajustement. Du coup si on veut porter la salopette haute, il y a aura beaucoup de « sangles » en trop. Facile à glisser à l’intérieur de la salopette. J’envisage éventuellement de couper le surplus. À voir si c’est vraiment une bonne idée.
En tout cas, les bretelles sont très simples à ajuster, avec un petit clapet solide qu’il suffit d’ouvrir pour ajuster, puis fermer pour maintenir le réglage désiré. Extrêmement simple, une fois que c’est fait plus besoin d’ajuster de toute façon.
La poche poitrine
La poche poitrine est verticale, étanche et très bien située pour y mettre son téléphone. Il sera bien au chaud derrière l’épaisseur d’une veste. Au moins à cet endroit, le téléphone ne se déchargera pas trop vite.
Les poches latérales et sur les jambes
Les poches au niveau de la taille sont positionnées en diagonale, ce qui facilite l’accès. Elles sont faciles à ouvrir (quoique parfois avec les gants, la petite lanière attachée au curseur n’est pas suffisamment longue). Les fermetures éclair des poches au niveau de la taille ne sont pas étanches, mais ce n’est pas un problème.
Les poches situées plus bas sur les quadriceps sont-elles étanches. J’avoue m’en servir très rarement. Je ne sais jamais vraiment quoi mettre dedans. Je préfère ne pas mettre d’objets volumineux à cet endroit, car en cas de chute, il y a moyen de s’infliger un bel hématome musculaire. En tout cas le curseur de zip me sert à y accrocher mon forfait. C’est toujours ça !
La fermeture éclair centrale
Le zip qui part du haut de la poitrine jusqu’à l’entrejambe est de bonne qualité, bien résistante. Attention, elle a la particularité d’avoir deux curseurs. Un qui zip de bas en haut, et l’autre de haut en bas.
Ça a été pensé pour pouvoir aller aux toilettes comme si on avait un pantalon classique. J’avoue que je préfère simplement ouvrir tout le zip de haut en bas, car j’ai toujours plusieurs épaisseurs, et ce n’est pas si simple d’ouvrir uniquement la fermeture du bas. À vous de voir, en tout cas il y a les deux options possibles, et ça c’est bien ! La fermeture est traversée par deux boutons-pression au niveau de la taille.
Les boutons-pression
Les boutons-pression au niveau de la taille sont au nombre de deux. Ils sont plus esthétiques qu’autre chose. En tout cas j’aime bien leur conception unique, à l’épreuve du temps. Ce sont les mêmes boutons-pression qu’on retrouve sur d’autres modèles de la marque.
Les guêtres pare-neige (au niveau des chevilles)
Tout bon pantalon de ski se doit d’avoir des guêtres. Cela permet de couper l’accès à la neige, elle ne pourra s’introduire à l’intérieur du pantalon ou des chaussures. C’est un indispensable absolu pour le ski. C’est parfois ce qui fait la différence entre un pantalon (ou une salopette) de ski bas de gamme et moyen de gamme.
Les guêtres sont très correctes, avec une petite surface avec un grip et même un crochet utile pour maintenir les guêtres en place. Elles ont souvent tendance à remonter pendant la journée, alors le crochet est bien utile pour les maintenir en place, en l’accrochant à un lacet ou à une partie de la chaussure. Il y a parfois un anneau dédié à ce crochet sur des chaussures de ski, mais plus souvent sur des chaussures de marche.
En bref, les guêtres remplissent leur mission. N’oubliez pas que les guêtres se placent par-dessus les chaussures de ski et pas à l’intérieur. J’ai vu nombre de débutants placer les guêtres à l’intérieur, ce n’est pas une bonne idée (confort moindre, neige qui rentre dans les chaussures).
Esthétique
C’est une salopette qui est très réussie avec un style bien contemporain. J’ai tendance à penser que quand on se sent bien dans un vêtement, on le porte mieux, et l’allure est plus sympa. Eh bien cette salopette remplit bien tous les critères.
En ce qui concerne le choix des couleurs, c’est à vous de voir, il y a quand même 9 coloris.
Ce que j’aime
- Le style, la coupe
- Confortable
- Les poches bien placées
- La qualité des tissus
- Le zip central plutôt bien pensé
Ce que je n’aime pas
- Bretelles trop longues
- Ceinture peu utile
- Zips pas tous étanches
Verdict : mon avis final
Une salopette qui est solide, confortable et bien pensée,.
Idéale pour le ski en station comme en hors-piste occasionnel. Elle offre une excellente protection, une vraie sensation de qualité et un bon équilibre entre performance, style et prix, sans viser l’ultra-technique.
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